Labyrinthe-Ni-Dupes-Ni-Devins-Appocalypse-now-800px

Retrouvez le compte-rendu ici

Pour la nouvelle édition de sa conférence Ni Dupes Ni Devins, Labyrinthe vous emmène à la rencontre de ceux qui fabriquent la science moderne pour mieux nous interroger sur ce qu’elle nous apporte réellement.

C’est une vérité quasi-scientifique : la science est omniprésente dans notre société. Il semblerait même que nous ne puissions plus nous passer de la multitude de technologies qu’elle nous a permis de mettre au point. Nous prenons le métro tout en communiquant avec l’autre bout du monde grâce notre smartphone. Nous achetons en deux clics en Chine sur internet. Nous regardons la télé HD grâce à notre box wifi connectée à la fibre optique. Et nous l’utilisons même de manière croissante pour trouver l’amour ! Notre soif de nouvelles technologies semble inextinguible. Certains prêtent même à la science un pouvoir démesuré : celui de régler tous les problèmes du monde. La médecine doit soigner le cancer, la biologie nourrir toute la planète à sa faim, la physique fournir de l’énergie propre et pas chère à tous, et l’informatique faire voyager les données à des vitesses toujours grandissantes.

Nous sommes dans l’ère de la science applicative, de la science devenue utilitariste.

Dans un monde ou nécessité rime avec immédiateté, y a-t-il encore de la place pour la réflexion pure ? Après tout, la science moderne n’est-elle pas née de l’observation des étoiles et de leur mouvement ? Et ce, pour des raisons de curiosité élémentaire, presque simplement esthétique. Devant les défis auxquels sont aujourd’hui confrontées nos sociétés, la tendance semble plutôt au pragmatisme : les scientifiques doivent s’attaquer aux problèmes de la société. Les découvertes doivent être anticipées et pensées dès la racine pour leur arrivée sur le marché en vue d’alimenter la consommation de masse.

Mais les découvertes scientifiques peuvent-elles vraiment être commandées comme une pizza quatre fromages ? La finalité de la science est-elle seulement de nous rendre service ? Et où est passée la curiosité ? A l’heure des coupes dans les budgets de la recherche publique, est-elle finalement devenue un luxe ?

Cette nouvelle conférence du cycle Ni Dupes Ni Devins vous propose de participer à cette réflexion en présence d’experts venus des quatre coins du continent Science :

  • Pierre Barthélémy, journaliste au Monde.fr,
  • Luc Allemand, ancien rédacteur en chef de La Recherche,
  • Laurette Tuckerman : chercheuse en physique des fluides à l’ESPCI,
  • Benoit Weil, chercheur gestion scientifique et innovation aux Mines de Paris.

L’événement aura lieu le jeudi 23 juin à 19h, aux Mines de Paris, 60 Boulevard Saint-Michel, Paris 5ème.

Partenaires :

 

One thought on “Apocalyspe now : Et si la Science n’existait plus ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *