Crédit photo: A-birdie en cc
Crédit photo: A-birdie en cc

 

J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes de Noël et du Nouvel An. A cette occasion nul doute que vous vous êtes délectés des meilleurs mets de la cuisine gastronomique, et notamment, de belles tranches de saumon fumé. Le saumon est notre poisson de prédilection, parce qu’il est tout simplement bon. Il est même devenu, au fil des années très, abordable. En papillote, à l’unilatérale, cuit aux trois épices ou cru en sushi, le saumon est bon au goût et il est bon pour nous. C’est pourquoi nous en mangeons toute l’année.

La France est le plus gros importateur de saumon norvégien : elle consomme environ 15% de la production du pays. Cela représente plus de 70% du saumon que, nous Français, consommons aujourd’hui, dont 30% pendant les fêtes de fin d’année. C’est énorme ! Je suis comme tout le monde. Je me régale de sushis de temps en temps au déjeuner. Et pour le diner, je cuisinais un petit pavé de saumon chaque semaine. Acheté au Carrefour Market du coin, 3 euros 90 pour 2 pavés, mon saumon d’élevage de Norvège était un produit de la marque Marine Harvest.

Et oui, « je cuisinais », car c’était jusqu’à ce que je visionne, le 7 novembre 2013, un reportage sur les conditions d’exploitation du saumon de Norvège. C’est vrai, il y’avait déjà eu des reportages de ce genre par le passé. Mais celui-ci m’a fait l’effet d’un choc. Depuis, je n’ai pas complétement stoppé ma consommation mais je l’ai fortement réduite. Je n’achète plus que du poisson bio, plus cher, même si je ne suis pas très sûr que cela signifie vraiment qu’il soit moins toxique.

J’ai aussi lancé une pétition, pour demander aux autorités françaises d’exiger la vérité de nous donner la garantie de notre protection. Je l’ai lancée le 18 novembre. A ce jour elle a déjà recueilli plus de 80 000 signatures ! C’est une mobilisation très importante. Car sur le sujet du saumon de Norvège tout est dit, et son contraire.

L’enquête diffusée dans l’émission « Envoyé spécial » sur France 2 met en lumière de la manière la plus éloquente qui soit ceci :

  1. Les saumons d’élevage de Norvège sont bourrés de substances toxiques.
  2. Pour enrayer les attaques de la maladie poux de mer contre le saumon, les pesticides n’étant plus assez efficaces, le diflubenzuron est désormais utilisé. Il s’agit d’un produit chimique à la toxicité reconnue. Il est dispersé dans la nourriture des poissons avant d’être déversé dans les cages où se pressent des dizaines de milliers de saumons.
  3. En plus des antibiotiques et des pesticides, le saumon d’élevage norvégien contient une quantité problématique d’éthoxyquine. Cette substance, utilisée depuis cinquante ans dans l’industrie des fruits et légumes, a été découverte par le service genevois de la consommation et des affaires vétérinaires. Or, jamais les effets de l’éthoxyquine sur la santé des consommateurs n’ont été évalués. Une universitaire norvégienne a mis en lumière les dangers de ce produit pour le cerveau, mais ses travaux sont restés confidentiels et n’ont jamais été repris.
  4. Dernier clou du cercueil : les saumons d’élevage sont nourris à base de croquettes faites avec à base de farines de poissons de la mer Baltique qui sont gorgés de métaux lourds, de mercure, de dioxine et de PSB.

Au final, arsenic, cadmium, plomb, dioxines, PCB, Diflubenzuron, ethoxyquine, se retrouvent dans nos assiettes par l’intermédiaire du saumon en provenance de Norvège. Les proportions au-dessus des seuils de danger sont parfois dépassées, mais même en-dessous de ces seuils, peut-on croire que ce cocktail ne soit pas nocif pour notre santé ?

En revanche, nous connaissons tous les vertus sanitaire du saumon à grand renfort de campagnes publicitaires : c’est un poisson gras qui constitue une source d’acides gras oméga-3 protégeant des maladies du cœur. Les exportateurs norvégiens de saumon vont encore plus loin pour nous faire rêver. On peut même lire sur leur site : « Les médecins et scientifiques du monde entier s’accordent à dire qu’il faut manger plus de saumon et d’autres poissons gras, car ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certains cancers. De plus, le poisson gras renforce la santé mentale, les acides gras contenus dans l’huile sont essentiels pour le développement du cerveau et ont un effet bénéfique sur la dépression, la schizophrénie, la maladie d’Alzheimer et certaines formes d’hyperactivité. »

Qui dit vrai alors, Envoyé Spécial, ou la Norvège ?

Qui l’emporte : les bienfaits, ou les  dangers potentiellement liés aux contaminants ?

 

Si ce constat vous inquiète et que vous souhaiteriez en savoir plus.

Parce que vous souhaitez être un consommateur doublé d’un citoyen français avisé, vous demandez à savoir, et à être protégé :

  • Savoir exactement ce que le saumon de Norvège que vous achetez à votre supermarché contient
  • Savoir si vous pouvez vraiment manger vos 125g de saumon norvégien, 1 fois par semaine, 52 fois par an, 500 fois sur 10 ans, sans courir des risques
  • Savoir précisément le contenu toxique de votre saumon, et les teneurs, et les conséquences de sa consommation sur votre santé
  • A être protégé grâce à des recommandations claires, sérieuses, basées sur des tests indépendants faits en France.

L’argument selon lequel les concentrations de produits toxiques mesurées restent largement inférieures aux normes européennes n’est pas suffisant. Chaque Français consomme 2.1 kg de saumon norvégien par an, soit 136 000 tonnes à l’année en 2012 pour l’ensemble du territoire. Nous avons par conséquent le droit de demander des contrôles et des garanties supplémentaires à  nos autorités nationales.

Si vous vous sentez rassurés par le discours des fabricants norvégiens.

Il faut quand même se rendre compte de l’enjeu économique du saumon pour la Norvège : avec 5 milliards de francs de chiffre d’affaires par année, l’exportation de saumon est le deuxième revenu de la Norvège, juste derrière le pétrole. Et la France, on l’a dit, en est un très gros marché.

Normal que la Norvège veuille rassurer sur ‘sa vérité’. Suite à la diffusion de le l’enquête d’Envoyé Spécial, NORGE, lobby norvégien financé par les industriels de l’aquaculture et de la pêche, a diffusé des campagnes de publicité pour vanter le savoir-faire des professionnels norvégiens et publié des communiqué sur son site pour apporter des réponses aux différents soupçons planant sur son produit phare.

On peut quand même s’interroger quand on sait que le monde politique norvégien a aussi ses intérêts dans cette production. La ministre norvégienne de la Pêche possède elle-même des participations dans des sociétés de pêche, à hauteur de plusieurs millions d’euros et nomme les directeurs des trois organismes publics censés contrôler l’industrie de la pêche (l’Agence norvégienne pour la sécurité alimentaire, l’Institut national de recherche sur la nutrition, les poissons et crustacés, et l’Institut de la recherche marine).

Nous devons interpeller solennellement le ministre directement en charge de ces questions, Mr Frédéric Cuvillier, Ministre délégué des transports, de la pêche et de la mer, pour qu’il se saisisse du sujet, entreprenne le nécessaire pour connaitre la vérité et protéger la santé des citoyens français. A ce stade, se sont plus de 80000 signatures qui on rejoint mon projet de pétition. Mais cette initiative peut et doit aller plus loin. Si nous voulons obtenir des pouvoirs publics des mesures réelles et des actions concrètes, la mobilisation doit être encore plus forte, beaucoup plus forte. La réponse de notre gouvernement dépendra de la pression populaire et de notre degré d’indignation.

Si vous voulez apporter votre soutien :
 

 
 

Eric D.

 
 

2 thoughts on “Saumon de Norvège : poisson ou poison ?

  1. On est ébranlé ! Je vais signer la pétition et je ne sais plus si je vais continuer à manger du saumon, car c’est apparement devenu un véritable poison. Aprés la vache folle, le veau aux hormones, le porc dont le lisier empoisonne nos sources et verdit nos côtes, je ne sais plus comment je vais me nourrir !

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