En haut à gauche : De la neige s’accumule dans une voiture laissée ouverte sur Lake Shore Drive à Chicago le 2 février 2011. Un blizzard aux proportions historiques a paralysé la métropole, obligeant des milliers de conducteurs à abandonner leurs véhicules. (Kiichiro Sato/AP)

En haut à droite : Un homme récupère ses affaires dans une maison inondée à Cali, en Colombie, le 22 avril 2011. (Luis Robayo/AFP/Getty Images)

En bas à gauche : Des compagnies d’électricité réparent les installations électriques à Pratt City, en Alabama, le 3 mai 2011. Un orage s’est abattu sur la région, déjà sévèrement touchée par des tornades la semaine précédente. (Butch Dill/AP)

En bas à droite : Un fermier porte un seau rempli d’eau pour tenter de maitriser le feu qui ravage un champ asséché d’une ferme proche de La Havana à Cuba, le 20 avril 2011. Le niveau très bas des pluies dans le pays a provoqué une forte sécheresse des terres, augmentant les risques d’incendies. (Desmond Boylan/Reuters)

 

Les évènements climatiques extrêmes ne sont pas nouveaux et existeront toujours. Pour autant, une violente tempête ou un hiver très rigoureux ne peuvent être vus comme des preuves du changements climatiques. Mais l’intensité et l’étrangeté du climat semblent être des tendances en hausse. Les périodes de sécheresse se font plus longues. Les ouragans redoublent d’intensité. Les tempêtes de neige, les vagues de froid extrêmes, frappent bien après ce qui aurait du être la fin de la saison hivernale. Face aux caprices du temps, ni les pays du Nord, ni ceux du Sud ne sont épargnés.

Est-ce simplement notre perception des choses qui a changé, les informations du monde entier nous arrivant en temps réel de manière quotidienne ? Car pris un à un, ces évènements ne semblent rien signifier. Pris ensemble, devons-nous comprendre que nous assistons à un véritable changement climatique ?

« L’image de la quinzaine », un concept simple : tous les quinze jours, une image pour illustrer un sujet d’actualité brûlant, une info intéressante qui aurait pu vous échapper ou un simple coup de cœur à partager.

Excellente quinzaine à vous !

3 thoughts on “IDLQ n°8 : Le climat devient-il plus extrême?

  1. Le climat ne devient pas plus extrême. Simplement, on fait plus de tapage sur des cas particuliers, à la télé et ailleurs, comme sur cette page.

    Un peu d’information : http://www.meteo-alsace-wimmenau.org

     » Par contre l’hiver 1116 est si remarquablement doux que les fraisiers fleurissent encore durant la mauvaise saison et qu’on peut cueillir en maints endroits les fraises avant la fin de l’hiver officiel !  »

    « De 1180 à 1215, le réchauffement s’accélère de nouveau, les canicules sont fréquentes :

    En 1183 l’été est de nouveau très chaud, de même en 1187 qui connaît une longue période de sécheresse intense après un hiver très doux ; contradictoirement, c’est le mois de mai qui a surpris tout le monde par ses coups de froid, ses frimas et même de la neige ! Malheureusement, les cultures bien avancées souffrent de ce froid tardif, ce qui engendre une nouvelle pénurie et un début de famine. D’autant plus que les chaleurs excessives de l’été provoquent des incendies de forêts que l’on n’arrive pas à maîtriser avec les faibles moyens de l’époque.

    1195 est une année catastrophique marquée par de fortes chaleurs et par les mauvaises récoltes qui en résultent ; même l’automne reste brûlant comme partout en Europe, ce qui génère des invasions de sauterelles affamées sur le territoire français, sans toutefois concerner notre région. La famine est si grave et si difficile à résorber qu’elle va durer trois longues années.

    En 1196 c’est le mois de mai qui pose de nouveau problème car il est extrêmement pluvieux et les inondations sont fréquentes. La famine s’aggrave encore et s’é tend à l’Europe entière alors qu’une nouvelle épidémie de rage se déclare : les loups rendus furieux par la maladie s’attaquent fréquemment aux hommes qui, une fois mordus et contaminés, meurent tous dans d’atroces souffrances.  »

    Maintenant, si vous voulez faire le point sur les énergies renouvelables :

    http://energeia.voila.net/renouv/renouvelable.htm

    Vous y trouverez quantité d’éléments récents et chiffrés, selon différents angles de vision.

  2. A la question générale « le climat devient-il plus extrême ? », je me suis demandée si c’était « simplement notre perception des choses qui a changé, les informations du monde entier nous arrivant en temps réel de manière quotidienne ». Et vous m’avez répondu qu' »on fait plus de tapage sur des cas particuliers, à la télé et ailleurs. »

    C’est une réponse, effectivement.

    Concernant cet article, à vous de décider de ne voir que les illustrations qu’il contient, ou de lire aussi les questionnements qu’il pose au-delà du « tapage » des images. Des questions très avides de commentaires, d’ailleurs 😉

  3. Je serais plus prudent à votre place avant d’affirmer péremptoirement que « le climat ne devient pas plus extrême ». Il s’agit aujourd’hui d’une question ouverte pour les climatologues. Cela signifie que s’il n’est pas encore démontré que le changement climatique a pour effet une augmentation des évènements extrêmes, le contraire est loin d’être certain également !

    Il est vrai que nous ne pouvons certainement pas tirer la moindre conclusion, simplement en observant quelques photos d’évènements climatiques. Ce n’est d’ailleurs pas le but de l’article, qui se contente de soulever la question, illustré de photos esthétiques et parlantes.

    Répondre à cette question nécessite en effet de faire un certain nombre d’études statistiques, afin de moyenner non seulement sur un grand nombre d’évènement, mais aussi sur une longue plage de temps, ainsi qu’à l’échelle de toute la planète. Rien que la mesure d’un réchauffement ou non se fait sur minimum 30 ans. Concernant la fréquence d’apparition d’évènements extrêmes, il faut donc tabler sur une durée encore plus importante.

    Il est donc également illusoire de proposer de mettre en défaut la question par la simple présentations de 4 exemples isolés au XIIème siècle. Encore moins si ceux-ci sont cantonnés à l’Alsace seule !

    Gardons-nous donc de tirer des conclusions hâtives sur ces questions, car celles-ci sont complexes et nécessitent un véritable travail scientifique de fond avant d’espérer être tranchées.

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